David ARLOT

Présentation:

« Quand je me lance dans un projet, je m’y consacre à fond : j’explore, je me passionne, j’apprends… Je vais jusqu’au bout. »

Marin voyageur, David Arlot sillonne l’Atlantique depuis une quinzaine d’années.

David découvre la mer adolescent et la voile à 25 ans, à l’occasion d’une semaine de stage dans l’école de croisière Form’marine à Argeles sur mer : c’est le début d’une nouvelle vie. À la suite de cette formation, avec sa compagne, ils vendent leur maison, achètent un bateau de 10 m… Et partent 6 mois plus tard pour leur première traversée atlantique. Depuis, leur « home suite home », c’est leur bateau. Leur jardin préféré : le grand large , les îles de l’Atlantique et les Antilles.

david-arlotEn 2005, il effectue sa première transatlantique en solitaire ( entre Saint-Martin et Gibraltar, sans escale, en 35 jours). Il y prend beaucoup de plaisir et découvre ses prédispositions pour cet exercice. A partir de cette date, David sait qu’il partira un jours plus longtemps en mer, pour une longue navigation, un long voyage en solitaire… .

Les étés se passent à Argelès-sur-mer à vendre des jouets en bois. En effet, ce bosseur aussi déterminé que discret à la tête en mer, mais ses pieds sont bel et bien sur terre. Quatre ans après l’achat de leur bateau, ils partent au Vietnam pour y créer un atelier de fabrication de jouets et d’objets de décoration de chambres d’enfants en bois, de quoi fournir la boutique d’Argelès et remplir la caisse de bord.

Pendant trois ans, là encore ils découvrent, apprennent, construisent. Jusqu’à ce que l’appel du large soit à nouveau le plus fort. La gestion de l’atelier, «Le Fou du bois », est confiée à des responsables vietnamiens : l’activité est assurée, les amarres peuvent à nouveau être larguées pour un nouveau tour de l’Atlantique. David retourne à son « fil d’Ariane » : la mer.

En octobre 2012, dans le petit port morbihannais du Bono, ils découvrent leur futur voilier : un bateau de 25 ans, un plan Guy Saillard de 11,80 m construit au chantier naval Garcia. Une coque aluminium, taillée pour les mers du sud. C’est le coup de foudre !

Tolérance, le compagnon de 10 ans est revendu et Toto est acheté en décembre de la même année.

Quelques mois plus tard, pendant l’hiver 2013, David entreprend le convoyage, mais plutôt que de rentrer en Méditerranée directement, il profite de la période de fermeture de leur magasin pour faire connaissance avec son nouveau camarade de grand large du coté des archipels de l’Atlantique. Sur la route entre les Açores et Gibraltar, une violente collision avec un OFNI provoque des dégâts de structure. Blessé, Toto, regagnera alors prudemment son port d’attache pour un long chantier qui durera 1 an.

En septembre 2014, il est prêt à s’élancer sur un tour de l’Atlantique… mais la boutique Le Fou Du Bois d’Argelès est ravagée par un incendie. Le départ est bien sûr reporté. Il faudra une année de travaux pour tout reconstruire. L’Atlantique a dû attendre mais dès l’hiver 2015 – 2016, Toto en fera le tour !

« Je n’ai pas de routine, impossible pour moi de ne pas avoir de projet dans lequel je puisse m’investir… »

z00_7850Après trois tours de l’Atlantique et de multiples convoyages en Atlantique nord, David veut aller plus loin. Il est bien en mer, en solitaire. Plus son tête-à-tête avec le grand large se prolonge, plus il est heureux. Les mers du sud l’attirent : une longue route s’impose.

« Lorsque Guy Bernardin a mis en place La Longue Route 2018, j’ai mis à peu près 3 secondes à me décider ! Ce concept me correspond parfaitement ».

J’ai besoin d’aller plus loin, de grandir, découvrir, de continuer à progresser»

David est absolument déterminé à réaliser ce tour du monde. Quoiqu’il arrive, il le fera. Avec méthode, il va désormais préparer son bateau.

Il partira ensuite pour un dernier aller-retour transatlantique, histoire de valider ce chantier avant de se mettre en stand-by à la Trinité-sur-mer, pour le grand départ, prévu le 22 août 2018.

« J’ai envie de naviguer proprement, de passer 7 mois en mer à être parfaitement en phase avec mon bateau et avec moi-même. Il n’y a pas de notion de compétition. Je veux réaliser ce tour du monde et être satisfait de ma façon de naviguer. »

Menu